28 janvier 2013

La photoco-pieuse?

 

J’habite en ville.

Et je travaille en ville. Et je dois faire des photocopies, beaucoup de photocopies, souvent. Mais faire des photocopies n’est pas toujours une chose simple. D’abord la photocopieuse. C’est une machine, en principe mais  à y regarder de plus près, elle n’est pas tout à fait autonome, elle a des besoins comme beaucoup d’entre nous pour bien travailler. Une photocopieuse vide ne sert pas à grand-chose c’est comme un ordinateur sans internet, un gant sans toilette, un billet de train sans composteur,  comme un vélo sans cycliste, bref elle est incomplète.

Or malheureusement, la photocopieuse, aussi performante soit -elle, n’a pas de bras pour se remplir toute seule, on ne peut pas lui dire « le papier est dans le placard de gauche, sers-toi ! », on ne peut pas la poser sur une réserve de papier afin qu’elle y puise au fur et mesure que les bacs se vident,  on ne peut pas lui exiger de se remplir une fois vide, non, cela incombe les… usagers. Mais souvent les usagers pensent qu’il y a des petits nains ou des petits lutins qui viendront pendant leur sommeil (celui des usagers) ou pendant la pause café, recharger la machine et la laisser prête pour sa prochaine utilisation. L’usager pense que la photocopieuse peut se recharger par la simple force de persuasion (« pourvu que je ne doive pas remettre du papier avant la fin de mes copies »), l’usager devient très altruiste, il pense aux autres (« quelqu’un d’autre pourra remettre du papier »), l’usager devient très mystique (« mon Dieu faites qu’il y ait assez de papier ! »)

Ensuite, une fois l’affaire du papier réglé, il y le problème … de l'impression. Nous n’imaginons pas le voyage que réalise notre petite A4 pour sortir toute imprimée ! Lorsque la machine nous bipe en allumant tous les voyants afin d’attirer notre attention sur le blocage de la feuille, ou le bourrage papier… c’est nous qui bloquons car évidemment nous sommes à la bourre ! Les schémas nous expliquent qu’il faut ouvrir la porte 1, tirer la manette 2,  tourner  la bobine 3 en ayant pris soin de débloquer le chariot 4, afin d’introduire la main dans le compartiment 5 pour retirer la feuille bloquée entre les rouleaux 6 et 6’, oui, oui, on voit mais… il n’y a pas de feuille bloquée là où on nous dit qu’elle est ! A-t-elle bougé pendant que nous débloquions les rouleaux 6 et 6’ ? A-t-on vraiment ouvert le compartiment  5??? La solitude de l’usager devant sa photocopieuse obligé d’opérer à cœur ouvert est indescriptible. Mais, croyez-moi, vaut mieux être seul dans ces cas-là car rien de pire qu’un collègue bienveillant qui va arriver tel un éléphant dans un magasin de porcelaine et force bruit et claquage de portes, portillons, rouleaux et manettes, va vous « décoincer » tout ça ! Avec un cri de joie et satisfaction il vous montrera un accordéon tout noir et encore frais « mais, la voilà ta photocopie ! »

Son intervention (divine ?) n’est malheureusement pas désintéressée : «  Au fait t’en as encore pour longtemps ? Parce que je dois faire ces 10 pages en 25 exemplaires »

On répond, « non, non, vas-y j’ai terminé », Vous aviez quand même remarqué que le voyant de remplacement de la cartouche d'encre s'était allumé, mais çà c'est aux pros de s'en occuper.

Posté par metropoli à 15:31 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur La photoco-pieuse?

    La photocopieuse c'est (presque) comme le coin de la machine à café. On y rencontre du monde. Sauf que pour la première, on est passablement énervé, et qu'au deuxième, rien ne vaut un peu de caféine pour se calmer d'une photocopieuse récalcitrante....!!!!

    Posté par marie-jo, 28 janvier 2013 à 18:08 | | Répondre
  • Triste réalité, cette vie au côté d'une photocopieuse!!!!

    Posté par Stéphanie, 29 janvier 2013 à 07:36 | | Répondre
  • Celle du boulot se souvient encore de mes "bons" traitements

    Posté par venusia, 29 janvier 2013 à 11:58 | | Répondre
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